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Allez à la découverte d’une faune fascinante!

17 December 2020

Bien que la vie faunique prenne un tout autre rythme dans le parc national de la Gaspésie pendant la saison hivernale, celle-ci n’est pas complètement endormie… et heureusement pour nous! Ouvrez l’œil… tendez l’oreille… peut-être aurez-vous le privilège de découvrir les merveilles de la faune gaspésienne.  

En amour avec son territoire, Marc L’Italien, garde-parc naturaliste dans le parc national de la Gaspésie, ne pourrait plus se passer de ce précieux joyau : « Notre plus grande richesse au Québec, c’est la nature. Je crois sincèrement que plus on connaît quelque chose, plus on apprend à l’aimer. D’où l’importance de connaître nos milieux naturels et de les protéger. »

En Haute-Gaspésie, la nature est très diversifiée : « De l’érablière à la toundra alpine en passant par les forêts de conifères, de cèdres, de frênes et de bouleaux, nous avons la chance d’avoir presque tous les écosystèmes du Québec dans un même territoire, ce qui nous permet d’avoir plusieurs espèces d’animaux qui se côtoient. » Impressionnants orignaux, majestueux cerfs de virginie, curieux écureuils, rusés renards, le Parc est un milieu riche et plein de vie. « En hiver, il n’est pas surprenant de voir les traces de plusieurs espèces de la famille des mustélidés comme la belette, la martre, l’hermine ou le pékan. Même si une partie la faune est endormie, on peut assister à des sorties d’hiver de certains animaux comme le castor ou la moufette par exemple. »

Avec un peu de chance, vous pourrez même faire une rencontre épique avec un caribou des bois. Si vous croisez l’icône des Chic-Chocs, laissez-lui la priorité, accroupissez-vous et ne la poursuivez surtout pas. « Le déplacement des animaux est plus difficile en hiver car ils ont moins d’énergie. Certains forment des ravages en groupe pour avoir accès à la nourriture plus facilement et avoir des aires de repos. Si on les dérange, ils devront recommencer ailleurs et cela peut avoir de graves conséquences pour leur survie. » À chacun son habitat!

Saviez-vous que…

La martre d’Amérique, petit carnassier appartenant à la famille des mustélidés, est un animal très sensible aux perturbations de la forêt. Si vous apercevez une martre pendant une promenade dans les bois, cela veut dire que la forêt où vous vous trouvez se porte bien. À l’inverse, si le nombre de martres tend à diminuer, c’est que la santé de la forêt se dégrade. Un fait étonnant qui nous rappelle la présence des canaris dans les mines de charbon à l’époque!

La température idéale ou la zone de confort d’un orignal se situe entre -35 et 5 degrés. Au-delà de cette température (et contrairement aux humains), c’est une véritable canicule pour lui! Les orignaux supportent donc très bien le froid de nos hivers gaspésiens! Pendant la saison chaude, ils limitent leurs déplacements au maximum et se tiennent près des lacs ou à l’ombre des conifères pour se rafraîchir.

Pure nature

Laissez-vous émerveiller par la beauté des images croquées sur le vif par le talentueux photographe Éric Deschamps. Récipiendaire du prix Focus 2018 - Relève du musée national de la photographie, Éric ne cesse de nous émouvoir à travers ses clichés d’une nature grandiose pour laquelle il éprouve un profond respect : « La nature a besoin d’être mieux comprise et connue pour être aimée et protégée à sa juste valeur. La puissance de l’image est mon outil pour sensibiliser et éduquer les gens » témoigne le photographe.

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Collaborateurs: Marc L’Italien - 
Garde-parc naturaliste, parc national de la Gaspésie
                            Éric Deschamps - Photographe, Nature en vue