Le fil rouge par Julie Fournier
» L’automne est une belle saison pour être malade. C’est ce que je me suis dit à l’ annonce de mon diagnostic en 2020 d’un cancer du sein de stade III . C’était la covid , tout le monde portait un masque , j’étais à l’abri des virus… Immunosupprimée pendant 126 jours à cause des traitements de chimiothérapie par cycle de 21 jours entre chaque injection. Pendant cette jachère forcée, je me suis demandé comment transformer l’épreuve du cancer en une expérience créative, un récit vue sous l’angle de la métaphore. »
Durant cette période, l’artiste a écrit plus de 1000 pages dans mon journal du matin . De même, j’ai ramassé plus de 10 000 morceaux de verres de plage en allant marcher à chaque jours qu’il m’était possible de le faire. Ces accumulations, à la fois littéraires et matérielles, me servent de base dans l’élaboration de ce corpus d’oeuvres, rassemblant à la fois, sculptures, textes et dessins.